Au revoir les enfants

3e trimestre, 6e-5e

Louis Malle, France, 1987, 1h43, VF

Janvier 1944 : dans la France occupée, Julien, 12 ans, et son frère aîné François regagnent après les vacances de Noël un collège pour “gosses de riches”, tenu par des carmes en région parisienne. Arrive un nouvel élève, dont le comportement intrigue Julien. Petit à petit, Julien comprend que son nouveau camarade est juif et la méfiance fait place à la complicité.

Points de vue

Une poignante cantate contre l’oubli

“Pudeur et probité. Des vieux mots sans doute, mais nécessaires pour définir la beauté sans scories d’un récit tendre comme l’amitié et implacable comme l’Histoire, son honnêteté, sa fidélité à la vérité revisitée, sa capacité à aller au plus près des visages inédits, des regards où tout se lit. Louis Malle n’a pas trahi : ni sa mémoire, ni son ami.” Danièle Heymann, Le Monde, 2 septembre 1987.

Nous n’oublierons pas Malle se souvenant

“Observez la façon dont il montre une simple tension sur le visage du petit israélite pendant que se profile la statue de la Liberté dans Ls’Émigrant de Chaplin. Tout est dit au-delà des paroles.”
François Chalais, Le Figaro, 20 septembre 1987.

Miraculeux

“Comment ce que le nouveau film de Malle possède de proprement miraculeux ? […] Au revoir les enfants se hisse, par une tension progressive, au niveau de l’Histoire. D’admirables scènes se succèdent, où passe, sans la moindre emphase et comme au fil des jours, toute la douleur d’un temps maudit.” Michel Boujut, L’Événement du Jeudi, 8 octobre 1987.

Avec une rare sensibilité, une œuvre indispensable

 “Le beau film de louis Malle […] vient à point nommé rappeler aux mémoires défaillantes ce que fut, dans notre beau pays, le racisme, et ce qu’il pourrait être à nouveau. Avec une pudeur, une retenue, une sensibilité rares, loin de tout ‘message’ pesant. Dans l’émotion contrôlée d’un traumatisme encore vif, on le sent, plus de quarante ans après…”  Annie Coppermann, Les Échos, 7 octobre 1987.

 

 

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