Les 400 coups

François Truffaut, France, 1959, noir et blanc, 93 mn

Synopsis

Écolier parisien indiscipliné, Antoine (12 ans) rêve d’une vie indépendante. A l’école, il est régulièrement puni par son maître très strict. Dans son appartement étroit, il est sans cesse rabroué par sa mère peu affectueuse. Il ne trouve de réconfort qu’auprès de son ami René et à travers le cinéma et les livres de Balzac qu’il dévore. Entre fugues et mensonges, dans le Paris des années 1950, Antoine peine à trouver sa place.

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Note d’intention

L’un des principaux films à l’origine de la Nouvelle Vague, Les 400 coups pose sur l’enfance un regard grave, loin des stéréotypes et des filtres déformants derrière lesquels le monde adulte s’est toujours protégé. “La vérité d’un enfant est une chose que je crois sentir absolument”, disait Truffaut qui nourrit son œuvre de ses propres tourments d’enfant mal aimé. Le cinéaste qui, pour ce premier long métrage, reconnaissait sa filiation avec Jean Vigo et Rossellini, sut donner à sa révolte un visage : celui de Jean-Pierre Léaud, qui devint son acteur fétiche. Les adolescents d’aujourd’hui peuvent s’identifier à lui : avec cette violence contenue et cette indifférence désinvolte qui le caractérisent, d’une modernité qui ne se dément pas, il incarne la marginalité de l’enfance, sa vulnérabilité, sa douleur silencieuse.

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